Sur la base des premiers éléments présentés par un audit, la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole a annoncé sa décision d’en rester, pour l’instant, à une répartition public-privé des services propreté et collecte des ordures ménagères sur Marseille ; à une inflexion près autour du Vieux Port renforçant un peu la part du service public.
Cette décision se veut être une réponse aux impératifs des échéances des marchés qui rendent difficile, en si peu de temps, la reprise des services, des personnels en régie publique. Les investissements en matériel et en locaux que cela nécessite sont importants.
Pour autant la question de fond de construire une nouvelle efficacité des services de propreté et de collecte sur tout le territoire, pour tous les habitants et les usagers de l’espace public, reste posée.
Si la situation actuelle était satisfaisante, la communauté urbaine ne se serait pas posée la question de dépasser un système bancal devenu conflictuel, hérité d’une histoire.
Nous prendrons donc le temps d’étudier attentivement cet audit dès que nous en disposerons dans son intégralité. A l’évidence, la disparité annoncée des coûts entre le privé et le public, la propreté et la collecte nécessite un examen plus poussé pour identifier leurs causes en terme de moyens, de personnels et de services rendus.
Par ailleurs, la mise en route par MPM d’une commission de travail, plurielle et ouverte, sur la réduction à la source et le tri des déchets montre déjà que nous avons besoin de changer les mœurs et les coutumes. Il faut diversifier nos approches pour avoir un service à la hauteur des besoins d’aujourd’hui et du rayonnement métropolitain attendu.
Le chantier est ouvert et c’est avec la contribution de tous les acteurs concernés, dans leurs diversités de représentations syndicales, associatives et politiques, qu’il faut continuer le débat et rechercher progressivement une nouvelle unicité du service public.
Pour notre part, nous nous inscrivons dans cette perspective d’une maîtrise publique complète. Ce qui n’est pas possible en trois mois, l’est peut-être en trois ans. Et encore plus probablement si c’est la volonté politique qui conduit la réflexion intégrant tous les aspects : sociaux, écologiques, techniques et financiers.
Marseille, le 2 février 2010