Les élus communistes de Marseille ont fait savoir leur opinion sur le caractère non avéré de l’urgence de cette réalisation. Elle relève plus d’une requalification urbaine très coûteuse, que d’un renforcement de l’offre de transport. Pour autant, personne ne s’est opposé à l’idée de lancer une étude.
Le 26 mars 2009 le Conseil de Communauté a donc adopté à l’unanimité le lancement de cette étude concernant ce tronçon de tramway Saint-Louis/Castellane. Etude qui a pour objet de vérifier la faisabilité du projet en terme :
De contraintes techniques et urbaines
De validité économique dans le réseau de transport existant (Métro notamment)
De coût financier pour la collectivité
Cette étude est en cours et absolument pas finalisée. A ce jour, aucun élément d’appréciation - même provisoire - n’a été communiqué. Pour réaliser cette étude une autorisation de programme de 2,5 M€ a été affectée en même temps que le lancement de l’étude.
Aujourd’hui, ce rapport propose d’anticiper le résultat de cette étude en élargissant l’objet de l’autorisation de Programme à la réalisation du projet, sans être capable de chiffrer une fourchette sur le montant de cette réalisation (comme c’est le cas pour l’actualisation de l’autorisation de programme relative au prolongement du métro jusqu’au Capitaine Gèse, qui englobe une fourchette de 30 M€ de travaux).
Autant dire clairement que cette étude ne porte plus sur la faisabilité du projet mais sur sa concrétisation quoi qu’il en coûte.
Car l’argument avancé d’être obligé de modifier la délibération pour permettre à Marseille Provence Métropole de solliciter des financements de partenaires ou d’organismes, ne tient pas la route. En effet, l’article 2 de la délibération du 26 mars 2009 est déjà explicitement consacré à cette “autorisation à solliciter les aides financières...”.